Gaz : nouvelle hausse des prix en avril

La hausse des tarifs du gaz naturel en France se poursuit avec une nouvelle augmentation prévue pour avril. Cette progression continue des prix pèse de plus en plus lourdement sur les budgets des ménages, en particulier ceux qui dépendent fortement de cette source d’énergie pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire.

Les données les plus récentes indiquent que les tarifs réglementés du gaz connaîtront une progression de 2,27 % pour les abonnés utilisant le gaz pour le chauffage domestique, portant le prix du kilowattheure à 0,1241 €. Pour les usages limités à la cuisson et à la production d’eau chaude, la hausse sera légèrement moindre, à 1,76 %, fixant le tarif à 0,1531 € par kWh. En conséquence, la facture moyenne annuelle d’un foyer type atteindra désormais 1 667 €.

Depuis 2021, la tendance haussière s’est intensifiée, avec une augmentation cumulée proche de 99 %. En 2021, un foyer consommant 10 000 kWh annuels déboursait environ 762 €, tandis qu’en 2025, pour une consommation identique, cette somme sera plus que doublée pour atteindre 1 519 €. Rien que sur la dernière année, l’augmentation s’élève à 33,6 %, révélant l’ampleur de la pression exercée sur les budgets domestiques.

Les fluctuations des marchés de l’énergie et les tensions sur l’approvisionnement continuent d’influencer les tarifs appliqués aux consommateurs finaux. Toutefois, selon les prévisions de Selectra, une légère inflexion pourrait apparaître en mai 2025, avec une baisse anticipée de 5,5 %. Si cette tendance se confirme, la facture annuelle moyenne pourrait redescendre à environ 1 578 €.

Pour les années à venir, certains analystes évoquent la possibilité d’une décrue plus marquée, avec une diminution qui pourrait atteindre jusqu’à 28 % d’ici 2028. Cette perspective repose notamment sur l’augmentation des capacités d’importation de gaz naturel liquéfié (GNL) et l’essor des solutions alternatives d’approvisionnement.

Face à cette incertitude, de nombreux consommateurs s’interrogent sur les solutions permettant d’optimiser leurs dépenses énergétiques. Parmi les options envisageables, les contrats à prix fixe offrent une protection contre les fluctuations haussières, mais peuvent s’avérer moins avantageux en cas de baisse des tarifs. À l’inverse, les offres indexées permettent de bénéficier directement des ajustements à la baisse, au risque de subir de nouvelles hausses.

L’optimisation de la consommation, par le biais de solutions d’efficacité énergétique et d’équipements plus performants, constitue également un levier essentiel pour atténuer l’impact financier des hausses tarifaires.

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